À propos de La Pèira

17 avril 2009 par lapeira

À propos de La Pèira (PDF) À propos de La Pèira

(La Peira  English blog)

D’Aniane à Jonquières

2 mai 2009 par lapeira

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Notre Ancienne Demeure


On a commencé en 2004/2005 dans une petite grange en pierre situé prés de Grange des Pères et Daumas Gassac. C’est là qu’on a vinifié les cuvées 2005, 2006, 2007. Malheureusement, c’était trop petit. On faisait l’élevage coincé entre les cuves et les barriques. Donc, finalement en 2008, on a décidé de bouger et on a quitté notre petite demeure près d’Aniane pour un nouveau foyer près de Jonquières …

 

Notre nouveau foyer

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Film | Récolte 2005 | Mourvèdre | Vin: Las Flors de la Pèira | Ancien chai près d’Aniane | Terrasses du Larzac

25 avril 2009 par lapeira

La Pèira | Las Flors de la Pèira | Vendage 2005

Les Vendanges du Mourvèdre en 2005

Terrasses du Larzac

Ce petit film montre notre première récolte de Mourvèdre pour la Cuvée “Las Flors de la Pèira” en 2005.

Comme le Mourvèdre est un cépage tardif de maturation, il est récolté le dernier jour des vendanges.

On peux y voir entre autre la pluie d’automne qui menace de tomber, notre ancien chai à proximité d’Aniane, les Villages de Saint-Saturnin de Lucian et de Montpeyroux, les Gorges de l’Hérault, le Pont du Diable et les travaux en cours dans le vignoble et le chai.

ANDREW JEFFORD BOIT LA PÈIRA EN DAMAISÈLA | ‘WORLD OF FINE WINE’ ARTICLE

10 avril 2009 par lapeira

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   La Pèira | ‘One Bottle’ (Une Bouteille) 

World of Fine Wine Magazine | Cont…

 


 

 Jamais, jusqu’à ce qu’il y a quelquessemaines, quand il m’arrivait du Languedoc un colis mal fagoté avec onze bouteilles et unelettre. Les bouteilles (pour la plupart des échantillonsde barrique) avaient de splendides étiquettes d’uneclassique sobriété avec des noms déroutants etdifficile à prononcer. Des vins disponibleschez aucun importateur en Grande-Bretagne,encore moins chez un détaillant. J’avais juste reçu quelques jours auparavant un maild’excuses d’un de ses créateurs, Rob Dougan,qui me rappelait sa présence l’annéeprécédente à une dégustation à Bordeaux, à laquelle je n’avais pas pu participer. · Café marocain et des cagettes impeccables ANDREW JEFFORD BOIT LA PÈIRA EN DAMAISÈLA La meilleure comparaison serait probablementla pile de manuscrits d’une maison d’édition.Ce fameux tas de manuscrits non sollicités,dans lequel le lecteur espère trouver entre premièresoeuvres laborieuses, manuels de régime farfeluset souvenirs d’enfance des anciens, la perle rare aveclaquelle il pourrait triompher devant ses supérieursdésabusés. C’est un peu pareil avec les échantillonsque reçoivent les critiques de vin. Tous méritent d’êtredégustés, pour la plupart ils méritent une note,mais je ne suis jamais tombé sur un seul qui auraitchamboulé mon Panthéon intérieur comme un véritable grand vin peut le faire. Enfin, trêve de bavardage. C’étaient lesmeilleurs échantillons non sollicités que l’on ne m’aitjamais envoyés. J’ai du revoir mon Panthéon.J’ai dit à Rob que je le considère avec son équipecomme des génies. Rob me disait qu’il secontentait de laver les cagettes et que tout est dû à la qualité du café que préparent leursouvriers marocains. Le winemaker, Jérémie Depierre,est conseillé par Claude Grosqui s’occupe de beaucoup de grands crus actuels du Languedoc. Claude, de son côté, selon Rob, laisse à Jérémie une grande marge de manoeuvrepour explorer. Café marocain, conseils avisés,une vinification à la recherche de nouvellesvoies, des cagettes impeccables: quelle qu’enpuisse être la raison, cela marche.Les séries étaient composées de trois vins rouges de trois millésimes (2005, 2006 et 2007) et d’unblanc de deux millésimes (2005 et 2006). En juin 2008, seulement les premiers rouges 2005 et les deux millésimes de blanc avaient été mis enbouteilles. On peut en déduire, sans se tromper, que ces vins sont traités avec douceur et patienceet qu’ils ne sont pas bousculés pour des considérations commerciales. Quand on prend encompte les très faibles rendements (7-26 hl/ha) etles investissements en, matériel et en main-d’oeuvre (vendange manuelle – évidemment -, tables de trie,cuves en bois et barriques neuves dans une grande Pour développer ses arômes, la bouteille aura besoin de vieillir un certain temps. On y trouve des arômesonctueux de fruits noirs, juste une touche de réduction, certainement due au Mourvèdre. La comparaison avec le2005 démontre comment il va rapidements’épanouir en un vin d’une complexitéexcitante, avec toute la volupté des nuancesd’une chaude soirée. Dès la première gorgéedu 2006 on se rend compte que ces fruits noirssont d’une pureté et d’une profondeur infinies.Cette gorgée est comme un plongeon.Mais pas uniquement cela. Le Languedoc rêvé – un vin, qui bien que très sur les fruits,réussit à assimiler également les odeurs des collines comme des ombres de la nuit, a été réalisé ici d’une façon brillante. Tous ces vins ont de la matière, mais celui-là plus que la plupart des autres. On y trouve une acidité fraîche qui libère le fruit avec une juste discrétion.Le résultat est un vin rouge équilibré, exaltant, vif, profond, onctueux et aromatique, mais aussi un vin qui porte en lui la marque deses origines, ce qui est rare. Il a visé plein dans le mille de mon orbite languedocien.Je ne sais toujours pas si cet éboulis de calcaire du site au pied du plateau du Larzac (où les moutons quidonnent le lait du Roquefort, broutentle thym) a quelque chose d’unique, ousi des vins avec un tel degré de beautéseraient possibles ailleurs dans cetterégion, mais avec le même niveau de soin et d’attention de la part de la même équipe.Les vignes, qui ont entre 10 et 40 ans,ne sont par particulièrement vieilles. Pournous, c’est aujourd’hui une grande chancede voir comme les terroirs du Midiacquièrent avec les années couleur et caractère. Ici, les saveurs paraissent avoir un peuplus d‘austérité inhérente que dans lachaude région de La Clape, plus de chairet un autre style d’arômes qu’au Pic SaintLoup, dans l’ensemble une plus grandegénérosité que dans les rudes Corbières,une plus grande fraîcheur que dans le douxRoussillon, bien que j’aie dégusté de grands vinsdu Minervois et de Saint Chinian qui ont unprofil similaire. Mas Jullien, qui est lemeilleur Languedoc à son optimum devieillissement qui se trouve dans mon carnet,est situé à proximité. De même que Mas deDaumas Gassac et Grange des Pères.Les cépages typiques du Languedoc, comme ceux cultivés à La Pèira sont à mon avis exactement ce que les pierres réclament, et c’est précisément aveceux que ces vins de ces vieilles routes romanes peuvent rivaliser au mieux avec les Bordeaux, magnifiques, mais excessivement encensés.Si j’avais des terres ici, je ne planterais pas du Cabernet. Mais notre chance est peut-être justementque les deux existent et que nous pouvons comparer. Sous cet aspect, le Languedoc est un exemple pour le reste de la France gamme de contenances), on espère que cette jeune entreprise dispose d’une solide basefinancière. Les étagères des magasins et les pagesdes fournisseurs sur l’internet qui proposentces vins devraient être rapidement dévalisées.A la longue, du moins je le leur souhaite,le défi sera d’équilibrer d’une façon judicieuseles quantités disponibles entre leurs clients.Puisque cette rubrique est intitulée„One Bottle“, je suis bien obligé de me jetersur une seule de ces onze bouteilles, mêmesi j’aurais très volontiers chanté les louanges de chacune d’elles. Alors, laquelle?„Obriers de la Pèira“ est un assemblagesavoureux de Cinsault et de Carignan, élevé dans de grandes cuves en bois. „Las Flors de la Pèira“est un assemblage Grenache-Syrah-Mourvèdre,vieilli dans des barriques neuves plus petitessur lie (Il n’y a pas de soutirage, “sauf nécessité absolue”). On dirait une liqueur de la garrigue.„La Pèira en Damaisèla“ est un Syrah-Grenacheet a le plus faible rendement de tous: Il estencore plus concentré et plus enchanteur enbouche que „Las Flors“, mais avec un style plus vaporeux et parfumé. Le blanc (dont il y a moinsqu’une centaine de caisses) est un succulent etsuave assemblage Viognier-Roussanne avecdes arômes tout en finesse, vendu commeVin de Pays de l’Hérault. Alors, une bouteille?Je penche entre „Las Flors“ 2006 et „La Pèira“ 2007.Allons-y pour le premier, car j’ai un grandfaible pour le Mourvèdre, ce vieux grincheux,et ceci même si j’ai donné aux deux Pèira 2006et 2007 avant la mise en bouteille des notesun peu plus élevées.