La Peira Millesime 2013 « Contrairement aux autres régions viticoles françaises, le Languedoc-Roussillon peut s’enorgueillir d’une très grande réussite pour le millésime 2013 »

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La Pèira Millésime 2013

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Si l’année 2013 est l’une des plus difficiles sur Bordeaux depuis 30 ans, désastreuse en bourgogne pour la deuxième année consécutive et plutôt capricieuse en Côte roannaise, dans notre région elle serait la plus belle réussite depuis 2001, capable de rivaliser avec les plus grands millésimes des années 80 et 90.

Jeb Dunnuck (Wine Advocate) se montre du même avis que les vignerons et observateurs en nous livrant ainsi ses impressions du millésime :

« Alors que la majorité des vignobles français a connu un temps frais et pluvieux, le Languedoc et le Roussillon ont bénéficié d’un ensoleillement constant qui laisse augurer d’un bon, voire d’un très bon millésime. Des vendanges tardives sur l’ensemble du territoire ont donné un millésime qualifié de « grand » mais atypique par Jérémie Depierre (La Pèira), qui décrit 2013 comme « alliant la délicatesse et la finesse toute juvénile du 2012 tout en se rapprochant de la structure et du corps du 2011, voire presque du 2010 ». Claude Fonquerle (L’Oustal Blanc) lui accorde que 2013 s’annonce atypique mais n’en fait pas moins remarquer le soyeux et la qualité des tanins. Anne Gros, du domaine éponyme, salue la grandeur de ce millésime dont elle commente « la maturation tardive, l’excellente acidité et les degrés d’alcool modérés ». Il s’agirait, selon elle, d’un millésime « précis, avec une petite touche d’austérité et offrant de belles perspectives de concentration.
Un grand millésime de garde ! » (« The Languedoc and Roussillon: 2011, 2012 and 2013 May 1, 2014 »).

Bilan climatique de l’année 2013:

• Printemps pluvieux, froid, une fleur tardive lors de la première quinzaine de juin, avec plusieurs semaines de retard.
• Des températures modérées pendant le cycle végétatif, plutôt fraiches en été, sauvées par un bel été indien qui favorise la maturation.
• C’est ainsi que la cueillette chez La Pèira permet de rentrer des raisins dans un parfait
état sanitaire, sans voir tomber une seule goutte de pluie.

Il en résulte une certaine ressemblance aromatique entre ce millésime et le précédent. Autant les vins de 2012 sont construits sur la minéralité, la fraicheur et le fruit noir, autant ceux de 2013 sont vifs, vibrants et précis – mais avec une concentration, une pureté de fruit et une générosité des tanins notables pour les vins de La Pèira.

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La Pèira 2013 – Terrasses Du Larzac

Année qui fera également date à La Pèira, 2013 marque non seulement l’avant dernier millésime vinifié par Jérémie Depierre, parti vers d’autres horizons après le 2014, mais aussi la première mise en bouteille d’une cuvée que nous préparons depuis dix ans: le La Pèira 2013 blanc, aboutissement d’une décennie d’efforts pour cultiver, conduire et apprivoiser la vigne.

La Pèira Blanc

Depuis notre tout premier millésime, nous vinifions le blanc Deusyls de La Pèira, une cuvée qui rencontre un franc succès dès son lancement en 2005, égal à celui de son équivalent rouge, notre second vin Le Las Flors.

« Sans doute l’un des meilleurs vins blanc du Midi qu’il m’ait été donné de déguster, en dit Simon Field, acheteur chez le caviste Berry Bros & Rudd, une consistance chaleureuse, de la viscosité, sur un nez qui évoque le fenouil, les fleurs printanières, le citron, la craie écrasée et des touches de tabac ».

Dix ans plus tard, nous sommes enfin en mesure de mettre en bouteille le La Pèira blanc. Car nous n’avons pas chômé dans l’intervalle, bien au contraire. Cette décennie passée est marquée par un travail acharné du sol et de la vigne. Elle a vu la plantation de nouveaux cépages blancs, en commençant par le viognier et la roussanne, auxquels sont venus s’ajouter la marsanne, la clairette blanche puis le grenache blanc. Un véritable travail de Titan, tant du côté des cépages blancs que des rouges, qui vient tout juste de se concrétiser dans nos cuvées.

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Dans une démarche d’amélioration continue, nous avons repensé notre mode d’intervention dans les vignes – culture, conduite, travaux en vert – à travers un programme ambitieux de développement des cépages blancs, comme de plantation de nouvelles parcelles et de variétés de vignes rouges. Parmi celles-ci, signalons la syrah, plantée sur notre parcelle Bois de Pauliau entre 2009 et 2012 et qui commence seulement maintenant à donner son meilleur. A l’instar de cette dernière, le grenache, introduit sur la même parcelle en 2012, laisse espérer des raisins susceptibles un jour d’entrer dans notre grand vin. Ces dernières années ont également vu l’acquisition et la mise en valeur de vieilles vignes de carignan et de cinsault des plus prometteuses.
Notre vinification en blanc a ainsi connu une évolution spectaculaire depuis dix ans, nous permettant de prendre le recul nécessaire pour juger de la qualité du Deusyls 2005 à la lumière de nos connaissances actuelles. Désormais, ce vin sera au La Pèira blanc ce que le Las Flors est au La Pèira rouge – le second vin. Nous entendons, en effet, élaborer le La Pèira blanc dans le même esprit que son équivalent rouge, confiant dans notre capacité à tirer le plein potentiel des importants efforts déjà déployés pour replanter et améliorer le vignoble. De belles perspectives d’avenir pour nos vins blancs comme pour nos rouges !

Robert Dougan
juillet, 2015

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La Pèira 2013

« Passant maintenant à leur cuvée phare, le La Pèira Terrasses du Larzac 2013 exprime toute la pureté et la fraicheur du millésime. Dégusté en primeur, cet assemblage à dominante de syrah associé à 30% de grenache impressionne par ses arômes de framboise, de cassis et de violettes, ses nuances florales et ses notes exotiques d’épices et de réglisse. En bouche, ce vin corsé à mi corsé met en valeur son fruité, se montrant fougueux et résolument élégant dans un registre très frais. Comme pour les autres échantillons primeurs 2013, vin promis à se bonifier en barrique, gagnant en consistance et en richesse. Etant donné sa grande pureté et son bel équilibre, je pense qu’il sera relativement accessible dès sa sortie tout en étant capable de vieillir encore quelques années. »

Wine Advocate 95–97/100

Las FLors La Peira_2013_francais_v3-4

Las Flors De La Pèira 2013

« La cuvée Las Flors de La Pèira 2013 se constitue pour moitié de grenache, avec 25% de syrah et entre 10 et 15% de mourvèdre, et de cinsault et de carignan pour le reste. Elevé 18 mois dans des barriques allant de la plus grande à la plus petite, dont 15 à 20% de bois neuf, ce vin parfumé et élégant nous offre une bien belle interprétation de la cuvée Las Flors. Une profusion d’arômes de fraise, de framboise, de seringa et d’épices orientales, au profit d’un vin corsé à mi corsé, dynamique en bouche. Juteux et remarquablement frais, il devrait s’arrondir au cours de l’élevage en barrique pour s’étoffer encore en bouteille. »

Wine Advocate 91–94/100

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Obriers De La Pèira 2014

« Ensuite, Les Obriers de la Pèira, à 17 livres la bouteille, constitue ce que l’on peut considérer comme son troisième vin (voir mes commentaires de dégustation d’une large sélection de millésimes ayant obtenu une note moyenne de 16 /16.5). »

Jancis Robinson

« Composée à 65% de cinsault et à 35% de Carignan, cette cuvée née d’une toute petite récolte a été élevée en cuves de béton ou foudres de bois neutre, puis tirée sans collage ni filtration. Moyennement corsé, pur et élégant, dans un style rappelant un peu la Bourgogne. »

Wine Advocate, 90/100

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Lancement du millésime La Pèira Blanc

Nous sommes ravis d’annoncer la sortie du La Pe ira blanc 2013, une toute première cuvée dont il ne nous reste que 500 bouteilles et qui pourrait bien nous inciter à lancer son successeur, le millésime 2014.

Revenons tout d’abord à notre second vin blanc, le Deusyls de la Pèira, une cuvée largement plébiscitée dès sa sortie en 2005 comme l’attestent les remarques suivantes :

• Simon Field, MW (Master of Wine), acheteur chez Berry Bros & Rudd et chroniqueur vin au World of Fine Wine : « Un des meilleurs vins blanc du Midi qu’il m’ait été donné de déguster ».

• Jancis Robinson, commentant le Deusyls 2005 : « Un vin qui se dispute la vedette avec les plus beaux crus blancs du Rhône-septentional. Aussi captivant que gourmand. »

• David Schildknecht, Wine Advocate & The World of Fine Wine « Cette unique cuvée blanche de La Pe ira, issue d’un assemblage que viennent compléter les plantations nouvelles en marsanne et roussanne, étonne même ses créateurs par son excellence et sa vigueur ».

Comme nous l’expliquons dans un entretien avec Jancis Robinson (voir son article « Dégustation de La Pèira et autres trésors du Languedoc ») nous avons dès lors beaucoup appris sur les origines des cépages blancs de La Pèira :

« Exception au sein de l’appellation, la parcelle du Bois de Pauliau de la Pèira est classée en AOC depuis plus d’un demi-siècle en tant que vignoble le plus septentrional des deux zones constituant l’appellation Clairette du Languedoc (1948). C’est à proximité du domaine, toujours dans cette même appellation, qu’à été découvert en 2007 le domaine vinicole le plus ancien de France, datant de 10 ans après JC. D’ailleurs, la première trace écrite décrivant le vin français comme étant digne de mention remonte à l’Histoire Naturelle de Pline l’Ancien, où les blancs de Baeterre (aujourd’hui Béziers) ainsi que les rouges résineux de Vienne se distinguent comme vins d’exception. (Béziers s’élève dans une vaste plaine d’alluvions quaternaires qui se prolonge vers le nord en suivant deux filons, longeant la rivière Orb jusqu’à St Chinian et l’Hérault jusqu’aux Terrasses du Larzac). »

Nous nous sommes inspirés de cette longue tradition d’élaboration de vin blanc pour les plantations nouvelles de vigne blanche. Ainsi, à la marsanne et la roussanne sont venues s’ajouter de la clairette en 2009, suivies en 2013 par des pieds supplémentaires de roussanne et de grenache blanc.

La cuvée La Pèira blanc reflète l’entrée en production progressive de ces jeunes plants, se composant pour sa part de roussanne, de marsanne et de viognier. Or, les deux premiers cépages, comme chacun le sait, constituent l’assemblage des grands vins blancs d’Hermitage, tandis que le dernier est le cépage unique du Condrieu.

Un tirage limité pour cette cuvée inédite, qui s’inspire de l’expérience acquise sur 10 millésimes successifs du Deusyls et vient s’inscrire dans la continuité des travaux engagés depuis 2005.

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Bienvenue à Audrey Bonnet–Koenig

Après une campagne 2015 irréprochable, c’est avec grand plaisir que nous accueillons aujourd’hui Audrey Bonnet-Koenig. Audrey vient prendre la relève de Jérémie Depierre, oenologue chez La Pèira de 2005 jusqu’à son dernier millésime en 2014, dix années de réussites spectaculaires. (Voir l’article du même auteur initialement paru le 11 mars 2009 – cliquez ici pour en savoir plus). 

Parcours professionnel

Bienvenue a Audrey Bonnet–Koenig La Peira

Originaire de Strasbourg en Alsace, Audrey entame des études scientifiques puis change d’orientation pour suivre une formation d’ingénieur agronome à l’université de Bordeaux. Elle rejoint ensuite le laboratoire d’oenologie de Denis Dubourdieu, professeur d’oenologie à l’université de Bordeaux (qui exerce en parallèle une activité de consultant auprès de Château Cheval Blanc tout en dirigeant Château Doisy Daëne et Clos Floride ne). Forte d’une expérience acquise à l’étranger, à Franschhoek dans la région de Stellenbosch, Audrey revient en France où elle est nommée directrice technique du Château de Sérame, un domaine de 500 hectares situé dans un cadre boisé près du Canal du Midi, propriété de Dourthe/CVBG Grands Crus. A la fois vinificateur et chef de culture, Audrey sera la responsable de la conversion intégrale du vignoble (175 ha) à la viticulture biologique. Depuis ces sept dernières années, elle travaille avec l’oenologue Claude Gros, oenologue conseil de La Pèira depuis nos tous débuts.

 

 

Jancis Robinson commente la dégustation d’une verticale de La Pèira 2005-2013

Jancis Robinson commente la dégustation d’une verticale de La Pèira 2005-2013

« A titre d’exemple, nous passons en revue ci-dessous tous les millésimes dec, une propriété qui se place aujourd’hui parmi les domaines les plus ambitieux du Languedoc »
Ainsi s’exprime
la célèbre Master of Wine Jancis Robinson dans son article sur une dégustation verticale 2005-2012 au domaine La Pèira.

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November /La Peira:  Photo Credit: Georges Souche

« Que l’on ne s’y trompe pas, ce vin, comme le domaine dont il est issu, occupent une place résolument à part. »
Jancis Robinson MW
 (Lien)

Le mois de novembre peut être lugubre. Dénoncé par le poète anglais Thomas Hood pour ses jours « sans soleil ni lune, sans matin ni midi, sans aurore ni crépuscule, sans heure proprement dite » ce mois, aussi imparfait soit-il, reste néanmoins le mois parfait pour apprécier un bon vin rouge. Aussi n’est-il pas étonnant que Jancis Robinson l’ait privilégié comme le meilleur mois pour réaliser sa dégustation verticale, dont elle publia le compte-rendu en début d’anné.

Elle ne fut pas, certes, pionnière en la matière. La toute première dégustation verticale des vins de La Pèira se tint un soir de juin 2011, dans les prestigieuses caves du fournisseur attitré de la couronne britannique, Berry Bros & Rudd, situées rue St James à Londres. La deuxième eut lieu en 2013, dans les propres chais de La Pèira, suite aux fortes pluies qui s’étaient abattues sur le sud de la France durant les premiers mois de l’année. Des intempéries commentées par l’écrivain britannique du vin Andrew Jefford, chargé de couvrir l’événement pour les revues Decanter Magazine et Gourmet Traveller Wine, qui s’émerveilla de la capacité exceptionnelle d’absorption du sol.

Long after the Harvest: Autumnal November at La PèiraPhoto Credit: Georges Souche
Autumnal November at La Pèira: Photo Credit: Georges Souche

Se faisant l’écho de son prédécesseur, Mme Robinson se penche sur la géologie de La Pèira et plus largement son histoire. Elle constate tout d’abord avec intérêt que les articles qui drainent la majorité des lecteurs sur son site concernent les écrits sur le Languedoc. « Je m’en réjouis, » dit-elle. « Car à mon sens les grands vins languedociens offrent le meilleur rapport qualité prix de tous les vins français : beau travail artisanal, belle expression de terroir ».

Citant en exemple les vins de La Pèira, la journaliste poursuit ainsi : « Son grand vin est un vrai régal qui vaut bien son prix : la cuvée La Pèira frôle les 70 livres sterling chez le principal revendeur britannique Berry Bros, ce qui peut s’expliquer par un tirage limité à quelques 4000 bouteilles, soit environ 300 caisses par an. La propriété propose également un second vin, La Flors de la Pèira, un assemblage rouge de la vallée du Rhône, produit à hauteur de quelques 500 caisses (dans les 30 livres sterling la bouteille) ainsi qu’un assemblage blanc, Deusyls de la Pèira, vendu au même prix. Et comme si cela ne suffisait pas, La Pèira complète son offre avec un monocépage mourvèdre, Le Matissat, tel que décrit par votre serviteur l’année dernière. »

Comme l’explique l’auteur, le grand vin, vinifié à proximité immédiate du domaine, à partir de cépages différents mais plantés sur des parcelles très voisines (sur le lieu-dit Bois de Pauliau), constitue une exception dans cette région où les parcelles assemblées dans les meilleurs crus sont le plus souvent très distantes les unes des autres, avec des sols et des expositions variés. Mais laissons la parole à l’expert :

«  L’assemblage du grand vin se compose généralement de 70% de syrah et de 30% de grenache, cultivés – chose inhabituelle dans cette région – côte à côte sur la même parcelle d’alluvions graveleuses quaternaires. Rob Dougan, copropriétaire de La Pèira, décrit ces sédiments comme ayant été « déposés au cours de la même période et de la même façon que ceux du Médoc, des Graves, de St Émilion ou de Pomerol, dans la partie se situant de l’autre côté du Massif Central. Et au lieu de la Gironde, c’est la rivière Hérault qui y serpente… »

Nous donnons ci-dessous un extrait de l’article, dont vous pouvez consulter l’intégralité en suivant le lien.

  • de Jancis Robinson, 9 janvier 2014

A titre d’exemple, nous passons en revue ci-dessous tous les millésimes de La Pèira en Damaisèla, une propriété qui se place aujourd’hui parmi les domaines les plus ambitieux du Languedoc. Son grand vin est un vrai régal qui vaut bien son prix : la cuvée La Pèira frôle les 70 livres sterling chez le principal revendeur britannique Berry Bros, ce qui peut s’expliquer par un tirage limité à quelques 4000 bouteilles, soit environ 300 caisses par an. La propriété propose également un second vin, La Flors de la Pèira, un assemblage rouge de la vallée du Rhône, produit à hauteur de quelques 500 caisses (dans les 30 livres sterling la bouteille) ainsi qu’un assemblage blanc, Deusyls de la Pèira, vendu au même prix. Ensuite, Les Obriers de la Pèira, à 17 livres la bouteille (voir mes commentaires de dégustation d’une large sélection de millésimes ayant obtenu une note moyenne de 16 /16.5) constitue ce que l’on peut considérer comme son troisième vin. Et comme si cela ne suffisait pas, La Pèira complète son offre avec un monocépage mourvèdre, Le Matissat, tel que décrit par votre serviteur l’année dernière.

Nichée au cœur des paysages sauvages des Terrasses du Larzac, la propriété s’étend sur 11,4 hectares surplombant la basse plaine du Languedoc dans le département de l’Hérault. L’assemblage du grand vin se compose généralement de 70% de syrah et de 30% de grenache, cultivés – chose inhabituelle dans cette région – côte à côte sur la même parcelle d’alluvions graveleuses quaternaires. Rob Dougan, copropriétaire de La Pèira, décrit ces sédiments comme ayant été « déposés au cours de la même période et de la même façon que ceux du Médoc, des Graves, de St Émilion ou de Pomerol, dans la partie se situant de l’autre côté du Massif Central. Et au lieu de la Gironde, c’est la rivière Hérault qui y serpente… »

Exception au sein de l’appellation, la parcelle du Bois de Pauliau de la Pèira est classée en AOC depuis plus d’un demi-siècle en tant que vignoble le plus septentrional des deux zones constituant l’appellation Clairette du Languedoc (1948). C’est à proximité du domaine, toujours dans cette même appellation, qu’à été découvert en 2007 le domaine vinicole le plus ancien de France, datant de 10 ans après JC. D’ailleurs, la première trace écrite décrivant le vin français comme étant digne de mention remonte à l’Histoire Naturelle de Pline l’Ancien, où les blancs de Baeterre (aujourd’hui Béziers) ainsi que les rouges résineux de Vienne se distinguent comme vins d’exception. (Béziers s’élève dans une vaste plaine d’alluvions quaternaires qui se prolonge vers le nord en suivant deux filons, longeant la rivière Orb jusqu’à St Chinian et l’Hérault jusqu’aux Terrasses du Larzac – voir plus bas). N’oublions pas, non plus, que Hugh Johnson dans son livre « Une histoire mondiale du vin » définit cette même région comme abritant la première culture extensive attestée de France.

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L’encépagement des vignobles La Pèira se compose de syrah, de grenache, de mourvèdre, de cinsault, de carignan, de viognier, de roussanne, de marsanne et de clairette. Le domaine appartient à Karine Ahton et Robert Dougan, compte Jérémie Depierre en tant qu’œnologue et Claude Gros comme consultant. Voici maintenant leur évaluation globale de chacun des millésimes présentés plus bas.

  • 2005, le premier millésime : concentré et mur
  • 2006 : une année fraîche
  • 2007 : une grande année
  • 2008 : encore une année fraîche
  • 2009 – un grand millésime
  • 2010 – une grande année
  • 2011 – un millésime excellent, très intéressant, un peu à l’instar de 2006 ou de 2008
  • 2012 : un millésime léger, inhabituel pour La Pèira, montrant des résultats très prometteurs

La Pèira s’est bâtie une belle réputation en seulement 10 ans alors que le Mas de Daumas Gassac, situé aux abords d’Aniane au sud est de La Pèira, est le porte drapeau du vignoble languedocien depuis son tout premier millésime en 1978. Initialement conseillée par feu le professeur Émile Peynaud de l’Université de Bordeaux, la famille Guibert a mis presque tous ses œufs dans le panier Cabernet Sauvignon – d’où cet aspect souvent ingrat des vins rouges dans leur jeunesse. Quelle chance pour moi donc de pouvoir en déguster une bouteille arrivée à maturité, en l’occurrence le millésime 2000, en la comparant avec le tout dernier né de la gamme ainsi que le très intrigant et tout aussi distinctif assemblage blanc sec. (Richard prévoit d’assister le mois prochain, juste avant le salon des vins VINISUD, à Montpellier, à une grande dégustation verticale des vins de cette célèbre propriété.) Quant aux autres commentaires de dégustation présentés plus bas, ils concernent une poignée de crus que j’ai eu l’occasion de déguster récemment. Le même directeur commercial export étant commun à Beaubois et La Dournie, j’ai décidé de les inclure tous les deux tout en reconnaissant que l’appellation Costières de Nîmes, traditionnellement rattaché à la partie la plus occidentale du Languedoc, fait maintenant partie de la Vallée du Rhône Sud, ne serait-ce que par la priorité donnée aux plants de grenache.

LA PÈIRA

La Pèira 2012 Terrasses du Larzac

Robe rubis moyen. Très différent des millésimes précédents, plus jeune certes mais avec une apparence à la fois plus large, plus florale et plus transparente, laissant supposer qu’il ne s’agit pas d’une simple différence d’âge. Autant de caractéristiques qui font de ce vin un véritable intrus dans cette gamme, moins concentré que ses prédécesseurs mais qui séduit par sa nervosité. Vin fringant et rafraichissant, bien sympathique. A boire plus vite que d’autres ? 14.5% A boire 2016-2022 17/20

La Pèira 2011 Terrasses du Larzac

Robe cramoisie peu soutenue. Notes de caramel brulé, herbacées, épicées. Tendu en finale tout en restant net et racé. Transparent et vif, le tout avec cette alliance si particulière de minéralité et de sucrosité. Vin à dominante sucrée pour l’instant, plutôt mâcheux en fin de bouche. 14.5% A boire 2017-2030 17/20

La Pèira 2010 Terrasses du Larzac

Robe très foncée. Nez complexe, harmonieux. Encore très jeune mais visiblement issu d’une belle matière première. L’acidité et les tanins sont au rendez-vous. Jeune mais immensément prometteur. Vin chaleureux mais sans excès, tout en nuance, avec une finale tendue portée par son terroir. Ensemble net, me rappelant un très bon vin de table du Douro rouge. 14.5% A boire 2017-2030 18/20

La Pèira 2009 Terrasses du Larzac

Une année chaude. Robe aux reflets violacés. Nez parfumé, charmeur. Trame plutôt confiturée par rapport aux millésimes précédents, avec une sucrosité plus marquée. La fraicheur s’en retrouve aussi en retrait, laissant une impression asséchante en finale. L’ensemble donne un vin où domine douceur, tapageur certes mais dans un style moins intéressant à mon goût que d’autres. Tannins assez carrés.  14.5% A boire 2017-2025 17/20

La Pèira 2008 Terrasses du Larzac

Une année fraiche. Robe cramoisie foncée aux reflets brunissants. Nez parfumé, expressif. Acidité assez prononcée mais jolie texture et fluidité. Tannins qui ressortent encore un peu trop en finale. Un vin intrigant, qui fait la part belle à la minéralité. 14.5% A boire 2015-202 17/20

La Pèira 2007 Terrasses du Larzac

Robe cramoisie tirant sur le pourpre. Nez très intense, presque mentholé, tellement concentré qu’il demande beaucoup de patience pour libérer ses arômes. Vin encore introverti à ce stade, avec des tanins et du fruit en veux-tu en voilà mais peu expressif à ce stade. Epais, encore qu’au stade embryonnaire, avec une petite pointe de chaleur en finale. 14.5% A boire 2015-2025 17+/20

La Pèira 2006 Terrasses du Larzac

Resplendissante robe cramoisie. Une année sans doute plus fraiche mais donnant un vin beaucoup plus raffiné que le 2005 juste un tantinet rustique. Tenue impeccable, matière somptueuse, jolie finale sur la fraicheur après une mise en bouche riche, sur une aromatique de fruits foncés. Un petit je ne sais quoi de sombre – goudron, réglisse ? – mais magnifique présence en bouche. Finale nette. 14.5% A boire 2010-2022 17.5/20

La Pèira 2005 Terrasses du Larzac

Une année chaude. Robe très soutenue, rubis jusqu’aux bords du verre. Vin chaleureux au nez, savoureux, dense et agréablement concentré même s’il est loin d’être subtil. Un 2005 plutôt typé, encore pas mal chargé en tanins (même chose pour les vins de Bordeaux !). Doux avec une petite note légèrement brulée, c’est un vin qui ne passera pas inaperçu – on le comparerait volontiers à un Trevallon. Finale sucrée sur la mûre sauvage, avec cette trame légèrement granuleuse qui fait penser à la texture de raisins à peau assez épaisse. 14.5% A boire 2010-2020 16.5/20

MAS DE DAUMAS GASSAC

Mas de Daumas Gassac 2012 IGP St-Guilhem-le-Désert

Viognier, Chardonnay, manseng (non identifié) et chenin blanc. Nez mielleux où le viognier se fraye un passage vers le devant de la scène mais avec une belle amertume (grâce au manseng ?) et une belle acidité (chenin ?). Complexe et sans chair démesurée. Déjà agréable à boire aujourd’hui mais avec un goût qui laisse présager un avenir encore plus intéressant pour ce vin. Finale encore un peu tendue. 13%.  A boire 2013-2017 16.5/20

Mas de Daumas Gassac 2011 IGP St-Guilhem-le-Désert

80% cabernet sauvignon. Nez encore très juvénile (mais pour être juste, la contre étiquette laisse entendre que l’évolution de ce cru lui permettra d’être dégusté sur le fruit entre 3 et 5 ans, et en majesté de 15 à 25 ans). Robe cramoisie foncée pour ce vin construit autour du cabernet et sous-tendu par des notes presque palpables de terre chaude. Un vin intéressant, d’une réelle profondeur, dans lequel ni le sucre ni l’alcool ne se font trop sentir. A mi chemin entre un bordeaux et un la pèira? Ce serait dommage de le boire alors qu’il n’en est qu’à ses balbutiements mais il promet d’ors et déjà un grand potentiel. Petit arrière gout d’encre de Chine, du moins pour l’instant. 13.5% A boire 2016-2028 16.5+/20

Mas de Daumas Gassac 2000 Vin de Pays de l’Hérault

Il m’a fallu deviner le degré d’alcool de ce vin car l’indication portée sur l’étiquette était illisible. Assemblage à dominante cabernet sauvignon (80%) complété par différents cépages mélangés. Robe pâle, rubis, évoluée. Arrivé après deux saint émilion 2000 plutôt classes, ce vin n’avait pas à rougir de la comparaison, affichant une complexité et une poigne au moins égales à celles de ses homologues bordelais. Son fruité salin et appétissant précède une belle sucrosité en finale, le tout apportant une agréable fraicheur. Nez comportant quelques notes florales, bouche marquée par des petites touches terreuses. Bon vin ! 13% A boire 2009-2013 18/20

Andrew Jefford, chroniqueur célèbre du monde du vin, brosse le portrait de Rob Dougan pour la revue « Gourmet Traveller »

Rob Dougan by Stuart Hall - Andrew Jefford Profile

Andrew Jefford, brosse le portrait de Rob Dougan pour la revue « Gourmet Traveller »

Coïncidant presque exactement avec la publication d’un entretien accordé dix ans plus tôt au journal britannique The Guardian, cet article par Andrew Jefford emmène les lecteurs sur les pas de Rob Dougan, propriétaire d’un domaine niché au cœur des collines de l’arrière pays héraultais.

L’auteur nous le présente comme un homme qui ne pense pas comme les autres. Plus fou ou tout simplement naïf, nous dit Jefford, c’est un homme énigmatique, plutôt en retrait mais d’une fierté féroce. Le vignoble, quant à lui, se situe dans une zone vraisemblablement connue des Romains pour l’excellence de ses vins. Un paysage hors du commun, explique le journaliste, où les coteaux arides et rocheux typiques du Languedoc font place à des terres graveleuses, profondes et filtrantes rappelant les somptueux Graves de Bordeaux. De ce mariage homme et terroir, en conclut Jefford, sont nés « des vins d’une qualité exceptionnelle, des vins susceptibles de perturber la perception qu’à le consommateur du Languedoc, capables de rivaliser avec les meilleurs crus du bordelais et du Rhône ».

Paru dans son intégralité dans le numéro d’octobre-novembre du magazine Gourmet Traveller, cet article par Andrew Jefford est reproduit ici sous une forme abrégée (également consultable en cliquant sur l’image ci-dessus).

Andrew Jefford est l’auteur de nombreuses publications dont The New France (un ouvrage de référence sur les vins français) et Peat Smoke and Spirit : A Portrait of Islay (une exploration de l’île d’Islay et de ses whiskies). Il écrit régulièrement pour les revues spécialisées Decanter et The World of Fine Wine ainsi que le quotidien britannique The Financial Times (FT). Nous vous invitons à visiter son site internet: www.andrewjefford.com.

Cliquer ici pour accéder au site internet de Gourmet Traveller.

Une présentation des millésimes de la Peira: 2012-2013

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PDF Millésimes 2012/2013 (La Pèira offre 2014) Photo credit: Georges Souche


Une présentation des millésimes de la Pèira: 2012-2013

2012 était une cuvée intéressante et surtout atypique à La Pèira. Jancis Robinson parle de ses qualités dans sa critique ci-après des millésimes 2012, en soulignant un vin qui « séduit par sa nervosité », « fringant et rafraîchissant ». Quant à Jeb Dunnuck de Wine Advocate, il parle d’un vin « mi-corsé à corsé « , « pure, précis et finement concentré ». Cette cuvée est assortie aux Obriers de La Pèira 2013, le troisième vin, et le blanc Deusyls de la Pèira.

Les informations sur les cuvées et La Pèira sont présentées (avec des images magnifiques du domaine) dans les brochures suivantes en français ( La Peira: Notre Millesime 2012-2013 ) et en anglais ( La Peira: Vintages 2012-2013  ).

Vous trouverez ci-après un résumé des critiques actuelles:

La Pèira 2012

« Cassis, framboises noires, graphite, notes de réglisse et de cèdre produisent un vin mi-corsé à corsé, s’ouvrant en bouche. Pure, précis et finement concentré. » Wine Advocate 94–96/100

« Robe rubis moyen. Très différent des millésimes précédents, plus jeune certes mais avec une apparence à la fois plus large, plus florale et plus transparente, laissant supposer qu’il ne s’agit pas d’une simple différence d’âge. Autant de caractéristiques qui font de ce vin un véritable intrus dans cette gamme, moins concentré que ses prédécesseurs mais qui séduit par sa nervosité. Vin fringant et rafraichissant, bien sympathique. À boire plus vite que d’autres ? À boire 2017–2030 » Jancis Robinson 17/20

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PDF Millésimes 2012/2013 (La Pèira offre 2014/15) Photo credit: Georges Souche

Las Flors de la Pèira 2012

« Globalement élégant, impression d’équilibre, La Pèira, Terrasses du Larzac Las Flors 2012 révèle avec ampleur des notes de mûres, de poivre, de fleurs écrasées, d’herbes résineuses et de réglisse. » À boire maintenant-2022 Wine Advocate 90–93/100

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PDF Millésimes 2012/2013 (La Pèira offre 2014-15) Photo credit: Georges Souche

Obriers de la Pèira 2013
« Parfumé et complexe, avec des notes de kirsch sucré, de poivre exotique, d’épices et des notes de cuir. Moyennement corsé, élégant, avec un profil homogène, ce vin devrait facilement devenir un exemple mémoire de cette cuvée. » Wine Advocate 90–92/100

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PDF Millésimes 2012/2013 (La Pèira offre 2014-15) Photo credit: Georges Souche

Deusyls de La Pèira 2013

« Splendides arômes de pomme, de fleurs d’agrumes et une note minérale très présente pour ce vin moyennement corsé, frais et pur. Il a autant de fraîcheur que de richesse, avec une belle longueur en bouche. »

Wine Advocate 92–94/100

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PDF Millésimes 2012/2013 (La Pèira offre 2014-15) Photo credit: Georges Souche

« Le Grand Cru du Sud de la France » Andrew McMurray de Zachys sur La Peira

« Le Grand Cru du Sud de la France » Andrew McMurray Vice-président de Zachys (la plus célèbre et la plus grande maison d'enchères de vins fins aux Etats-Unis) fondée 1944
« Le Grand Cru du Sud de la France » Andrew McMurray Vice-président de Zachys (la plus célèbre et la plus grande maison d’enchères de vins fins aux Etats-Unis) fondée 1944

« Le Grand Cru du Sud de la France » Andrew McMurray de Zachys sur La Pèira

 

Les rouges spectaculaires de La Pèira
par Andrew McMurray Vice-président de Zachys (la plus célèbre et la plus grande maison d’enchères de vins fins aux Etats-Unis) fondée 1944

texte:

La « dernière frontière » de la viticulture mondiale ne cesse de nous étonner. Si le sud de la France était autrefois uniquement connu pour ses appellations régionales proposant des vins corrects à prix modiques, ce sont désormais leurs déclinaisons géographiques qui gagnent en notoriété auprès du public amateur. En témoignent Bandol dans l’AOC Provence et les Corbières dans le vignoble du Roussillon. Et aujourd’hui, grâce à des vignerons de talent comme La Pèira en Damaisela, l’appellation Terrasses du Larzac fait honneur au Languedoc, s’imposant comme le berceau de vins de grande qualité, doté d’un formidable rapport qualité-prix.

Les mots ne suffisent pas pour décrire cette propriété…mais qu’à cela ne tienne, il en faut plus pour décourager un critique de la trempe de David Schildknecht, qui fait couler autant d’encre que ses pensées lui dictent de paroles et qui n’a pas tari d’éloges sur la belle La Pèira :

« … Au cas où cela ne sauterait pas immédiatement aux yeux, il s’agit là d’un des trois ou quatre domaines les plus excitants du Languedoc, pour ne par dire conduits de main de maître, revendiquant une qualité dont La Pèira se prévaut pour transmettre ce message essentiel « les sols de la région comme ses vignes recèlent une grandeur latente, qui n’attend qu’une combinaison idéale d’inspiration, de travail et de chance pour se manifester ». Espérons seulement que sa voix soit entendue à travers le monde, et ce aussi bien par les viticulteurs et vignerons en herbe que par les amoureux du vin ». David Schildknecht, août 2011

Issus des cépages traditionnels du Languedoc-Roussillon, les vins rouges élaborés par Jérémie Depierre, œnologue chez La Pèira, atteignent une profondeur et une complexité hallucinantes, d’emblée dotés de cette concentration remarquable qui les destine à un bel avenir. D’une incroyable régularité d’un millésime à l’autre, ce sont des vins fantastiques qui expliquent bien pourquoi nous qualifions La Pèira de « grand cru du Sud de la France » !

Cependant, plus son vin atteint le statut de « vin culte », moins nous réussissons à nous en procurer – et ça se comprend ! Il nous reste néanmoins quelques bouteilles de chaque millésime – c’est le moment où jamais d’en profiter !

Andrew McMurray (Zachys)

« Sans doute un des meilleurs domaines viticoles de toute la France. » Jeb Dunnuck de la revue Wine Advocate à propos des millésimes La Peira, années 2010, 2011, 2012 et 2013

« …sans doute un des meilleurs domaines viticoles de toute la France… » Jeb Dunnuck de la revue Wine Advocate, n° 212 à propos de La Pèira (Crédit photographique : Georges Souche)
« …sans doute un des meilleurs domaines viticoles de toute la France… » Jeb Dunnuck de la revue Wine Advocate, n° 212 à propos de La Pèira (Crédit photographique : Georges Souche)

Ce mois de mai a vu Jeb Dunnuck de Wine Advocate publier des séries d’observations sur plusieurs millésimes de La Pèira. Poursuivant ses remarques positives de l’an dernier, Jeb écrit : « Sans doute un des meilleurs domaines viticoles de toute la France. » Quelques extraits des commentaires sont listés ci-dessous pour : le grand vin de La Pèira, le second vin (Las Flors de la Pèira) et pour finir le troisième vin du domaine (Obriers de la Pèira). Vous trouverez ensuite les critiques de Deusyls de la Pèira, vin blanc de la Pèira et la cuvée 100% Mourvèdre (Matissat).

La Pèira Notes de Dégustation
2010, 2011, 2012 , 2013

« Le meilleur domaine de tout le Languedoc-Roussillon. » La Peira_2_1200x1600
« Le meilleur domaine de tout le Languedoc-Roussillon. » Jeb Dunnuck de la revue Rhone Report, n° 11 2013 à propos de La Pèira (Crédit photographique : Georges Souche)

La Pèira 2010 97/100 (Terrasses du Larzac)
« Cassis, pain grillé, pierres à fusil, réglisse, herbes aromatiques torréfiées et d’autres parfums se libèrent. En bouche, attaque franche, impression de pureté, de volume et de richesse… texture uniforme et parfaitement équilibrée. »

97/100 Jeb Dunnuck Wine Advocate de Robert Parker, n° 212, Avril 2014

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La Pèira 2011 96/100 (Terrasses du Larzac)

«  Cela me rappelle l’arme fumés de 2009, le La Pèira Terrasses du Larzac 2011 a une fabuleuse profondeur, agrémenté de saveurs intenses de kirch, cassis, et de notes de terre séchée, d’herbes coupées et de réglisse. »

96/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate de Robert Parker , n°  212, Avril 2014

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La Pèira 2012 94-96/100 (Terrasses du Larzac)
« Cassis, framboises noires, graphite, notes de réglisse et de cèdre produisent un vin mi-corsé à corsé, s’ouvrant en bouche. Pure, précis et finement concentré. »

94-96/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate de Robert Parker  n°  212, Avril 2014

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La Pèira 2013 95-97/100 (Terrasses du Larzac)

« Ce vin mi-corsé à corsé met en valeur de manière remarquable la framboise, le cassis, la violette (assortie à des notes florales), les épices exotiques et la réglisse. Il est vigoureux, résolument raffiné et offre des nuances fraîches en bouche. »

95-97/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate de Robert Parker n°  212, Avril 2014

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Las Flors de la Pèira Notes de Dégustation
2010, 2011, 2012 , 2013

– Las Flors de la Pèira est le second vin du domaine –

Las Flors de la Pèira 2010 94/100 (Terrasses du Larzac)
« Corsé, longiligne avec une texture de soie, une très belle profondeur en milieu de bouche et une acidité bien équilibrée. »

94/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Las Flors de la Pèira 2011 93/100 (Terrasses du Larzac)
« Kirch, graphite, réglisse, bouquet d’épices et charcuteries sont quelques une des nuances de ce vin. Son attaque en bouche est franche, avec une richesse et une profondeur de mi-corsé à corsé. »

93/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Las Flors de la Pèira 2012 90-93/100 (Terrasses du Larzac)
« Globalement élégant, impression d’équilibre, La Pèira, Terrasses du Larzac Las Flors 2012 révèle avec ampleur des notes de mûres, de poivre, de fleurs écrasées, d’herbes résineuses et de réglisse. »

90-93/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Las Flors de la Pèira 2013 91-94/100 (Terrasses du Larzac)
« C’est une belle interprétation, parfumée et élégante d’une cuvée qui met en valeur des notes de fraise, de framboise, de lilas et d’épices exotiques présentant un vin moyennement corsé ; sensation d’énergie. »

91-94/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Obriers de la Pèira Notes de Dégustation
2010, 2011, 2012 , 2013

– Obriers de la Pèira est le troisième vin du domaine –

« Le plus grand vin du Languedoc que j'aie jamais dégusté. »  Jeb Dunnuck de la revue Rhone Report, n° 11 2013 à propos de La Pèira 2010 (Crédit photographique : Georges Souche)
« Le plus grand vin du Languedoc que j’aie jamais dégusté. »
Jeb Dunnuck de la revue Rhone Report, n° 11 2013 à propos de La Pèira 2010 (Crédit photographique : Georges Souche)

Obriers de la Pèira 2010 91/100 
« Saveurs de cerises noires, notes minérales, de poivre et d’herbes sauvages. Vin moyennement corsé, et ayant un profil raffiné. Il vieillit admirablement bien et garde sa fraicheur juvénile. »

91/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Obriers de la Pèira 2011 92/100
« Corps moyen, bien construit avec une bonne texture et une fin de bouche à couper le souffle. »

92/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Obriers de la Pèira 2012 90/100
« Incroyablement floral et parfumé, mûres sucrées, violettes, lilas et épices exotiques, vin moyennement corsé, raffiné, soyeux au palais, offrant une certaine fraîcheur et une sensation de pureté irresistible. »

90/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Obriers de la Pèira 2013 90-92/100
« Parfumé et complexe, avec des notes de kirsch sucré, de poivre exotique, d’épices et des notes de cuir. Moyennement corsé, élégant, avec un profil homogène, ce vin devrait facilement devenir un exemple mémoire de cette cuvée. »

90-92/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Les blancs : DEUSYLS  DE LA PÈIRA. Notes de Dégustation
2010, 2011, 2012, 2013

Deusyls de la Pèira 2010 92/100  « Offre un caractère davantage mielleux, amplement épicé, nid d’abeille, noix grillées, fruits blancs et arômes floraux et parfumés. Délicat, homogène et puissant en bouche, avec beaucoup d’élégance. »

92/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Deusyls de la Pèira 2011 94/100 « « Des arômes palpitants et des saveurs de fruits tropicaux, de fleurs blanches, de pierres à fusil et une pointe minérale et de menthe. Vin moyennement puissant, riche, et pourtant admirablement vif et pur en bouche. »

94/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Deusyls de la Pèira 2012 94/100 « Moyennement corsé, pur, délicat, fabuleuse note de fleur d’agrumes, de fleurs blanches de vanille et d’arômes grillés. »

94/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Deusyls de la Pèira 2013 92-94/100  « Splendides arômes de pomme, de fleurs d’agrumes et une note minérale très présente pour ce vin moyennement corsé, frais et pur. Il a autant de fraîcheur que de richesse, avec une belle longueur en bouche. »

92-94/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate n°  212, Avril 2014

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Matissat (100% Mourvèdre de La Pèira)
Notes de Dégustation

Matissat 2010 96+/100
« Plus sombre et plus savoureux… avec des saveurs intenses de cassis, de kirsch, une note de graphite et de viande épicée. C’est un vin corsé, large et magnifiquement construit avec une belle densité et longueur en bouche. Donnez-lui 2–3 ans de plus et savourez le durant les prochaines 12–15 années à venir. »

96+/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate de Robert Parker n°  212, Avril 2014

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Matissat 2011 95/100
« Avec une bonne présence des saveurs de kirsch, de réglisse, de viandes épicées et des arômes de graphite et de parfums, son attaque en bouche est franche avec une note de fruit à noyau. Il est profond et concentré. Sa finale est détonnante. Déjà agréable, ces arômes lui ont donné une personnalité exubérante. Je ne serais pas étonné qu’il soit toujours aussi savoureux dans 20 ans. »

95/100 Jeb Dunnuck – Wine Advocate de Robert Parker n°  212, Avril 2014

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Cliquez sur l’image ci-dessus pour retrouver les extraits des critiques de Jeb Dunnuck/Wine Advocate (format PDF) concernant les crus 2010, 2011, 2012 et 2013 de La Pèira (Crédit photographique : Georges Souche).

Cliquez sur l’image ci-dessus pour retrouver les extraits des critiques de Jeb Dunnuck/Wine Advocate (format PDF) concernant les crus 2010, 2011, 2012 et 2013 de La Pèira.